Le Prince et ses premières traductions

 

Ce travail de mise en ligne s'incrit dans le projet ANR guerres 16/17 (2007-2011), piloté par Jean-Louis Fournel.

Le corpus est le résultat de la compilation de cinq éditions du Prince mises en parallèle :

⇒ Vues en parallèle des textes


Une lecture par texte ou en parallèle des différents textes est proposée, reprenant le chapitrage d'origine (lettre de dédicace puis 26 chapitres) et utilisant la segmentation philologique de l'édition de Giorgio Inglese (De Principatibus, Roma : Istituto storico italiano per il medio evo, 1994).

Durant le projet ANR, un travail d'annotation et de mise en relation des expressions italiennes et françaises a été effectué par Laure Raffaëlli-Péraudin et Jean-Claude Zancarini en utilisant le logiciel HyperMachiavel.
Il s'agissait d'étudier les notions politiques chères à Machiavel circulant dans le texte du "Prince" et d'analyser leurs effets.
Outre la lecture parallèle, l'internaute pourra donc ici naviguer au sein des lexiques bilingues (italien/français, français/italien), mais aussi du texte au lexique ou du lexique au texte (dans les vues en parallèle).

A noter que la version de ce site correspond à l'export HTML du corpus encodé en XML-TEI (pour l'instant non accessible sur le site web). Le projet d'annotation est toujours en cours dans HyperMachiavel.


Le projet HyperMachiavel

 

C'est d'une pratique de traducteurs et de commentateurs qu'est née l'idée d'un outil permettant de comparer un texte avec ses différentes traductions, de façon à pouvoir réfléchir –  avec l'aide des traductions et au-delà de l'apparente évidence d'un texte – d'une part à la complexité même du texte d'origine et aux sens multiples des mots utilisés « innocemment » par l'auteur et, d'autre part, à ce qui fait la spécificité d'un traduire en acte et aux effets qu'il produit. Le choix du Prince n'est évidemment pas le fruit du hasard mais de l'intimité que nous avions avec ce texte, traduit et commenté par nos soins (Machiavel, De Principatibus = Le Prince [traduit et commenté par J.-L. Fournel et J.-C. Zancarini], Presses universitaires de France, coll. "Fondements de la politique", 2000).

Les usages possibles partent de l'idée que les « lectures lentes » des traducteurs disent quelque chose du lexique du Prince, du sens des mots et de leur polysémie et touchent essentiellement trois aspects : l'élucidation des sens du lexique machiavélien ; la description du traduire en acte et l'analyse des effets de traduction.

Jean-Claude Zancarini

 

Pour en savoir plus :